SCAF : la France devient leader du projet

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C’est désormais officiel, c’est la France qui tiendra le manche pour la concrétisation du projet SCAF ou Système de combat aérien du futur. Il s’agit d’u futur avion de combat franco-allemande qui viendra remplacer, à terme les Rafale et les Eurofighter. Ce remplacement ne se fera toutefois pas dans l’immédiat, car il faut encore attendre que les avions conçus dans le cadre du SCAF voient le jour ce qui va prendre du temps. On estime que les premiers appareils de cette génération seront lancés en 2040. Cela laisse encore une dizaine d’années aux Rafale et aux Eurofighter pour faire leurs preuves avant d’être remplacés.

Une bonne nouvelle pour l’Europe de la défense

Pour l’Europe de la défense, la concrétisation de ce projet est une excellente nouvelle, car témoigne à quel point la France et l’Allemagne veulent faire des efforts pour agir en sa faveur. C’est notamment lors du salon ILA, à Berlin que le contrat de partenariat a été signé, soit seulement quelques mois après le conseil franco-allemand de défense et de sécurité en date de juillet 2017. Rappelons que c’est durant ce conseil que le projet a été initié. Le fait que le projet soit désormais en plein lancement signifie que les deux pays y tiennent vraiment à cœur et que bientôt, le SCAF pourra garantir la souveraineté de l’Europe en termes de défense.

Lors du salon, il ne leur restait plus qu’à déterminer les modalités globales de la collaboration et notamment de déterminer qui d’entre eux tiendra le manche.

Après quelques jours de suspens, la nouvelle tant attendue est enfin tombée : Dassault Aviation, et donc la France, sera le chef de file du programme SCAF.

Dassault Aviation

Dassault Aviation prêt à remporter ce défi

Oui, l’Allemagne aurait pu être choisie pour diriger ce programme, mais c’est finalement Dassault Aviation qui a été retenu et pour cause : il a une parfaite maîtrise de la conception d’avion de combat. Le PDG du groupe, Eric Trappier, n’a d’ailleurs pas caché son souhait de tenir le manche et désormais que c’est fait, il est fier des 70 ans d’expérience de son entreprise dans le domaine ainsi que des compétences de cette dernière. Il a également souligné, qu’en Europe, Dassault Aviation était la seule entreprise à pouvoir construire un avion de combat complet de A à Z.

Des arguments qui semblent avoir réussi à faire pencher la balance en sa faveur, car notons que dès le départ, le principe était clair : chacun se verra attribuer le rôle qui lui convient en fonction de ses compétences.

Les dés sont donc jetés, la France apportera au SCAF les compétences nécessaires tandis que l’Allemagne apportera l’argent pour le réaliser même si cette dernière a quand même quelques compétences en la matière.

Et toujours en termes de coopération, il faut savoir que Dassault ne travaillera pas seul puisqu’il a décidé de collaborer avec Airbus Defence and Space pour mener à bien le projet. A eux deux, ces géants de la construction aéronautique pourront asseoir la souveraineté et le leadership technologique de l’Europe en matière d’aviation militaire et ce, pour de nombreuses décennies.

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Les intérêts du SCAF

Souvent considéré comme un système de systèmes, le SCAF est un programme complet qui va permettre d’associer différents appareils de combat au sein d’un même essaim. Ce dernier regroupera des drones, un avion de combat nouvelle génération, des missiles de croisière et des avions qui existeront encore après 2040.

Pour établir une plus forte cohésion entre les, le SCAF sera connecté aux avions, aux satellites, aux systèmes de l’OTAN, à l’Union européenne et aux systèmes de combat terrestres et navals afin de mener des opérations défensives et offensives.

Une fois conçu, le Système de combat aérien futur pourra agir au sein d’un système ou en solo afin de s’adapter aux environnements opérationnels futurs.

Ce qui est sûr, c’est que ce programme va révolutionner le mode de combat en donnant naissance à des armées plus puissantes et plus opérationnelles.

Pour ce faire, la France et l’Allemagne devront encore surmonter quelques obstacles puisque le SCAF se devra de répondre aux impératifs des missions air-air et air-surface. Il devra alors être bien au point afin de faire face à toutes les menaces futures. Dans ce contexte, il devra :

  • avoir des capacités de supériorité aérienne
  • être apte à engager toutes les cibles d’intérêt durant les opérations air-surface
  • être capable d’agir en environnement aérien contesté et mettre en œuvre tous les systèmes de défense aérienne
  • pouvoir être navalisé pour répondre aux besoins de la Frances

Et pour répondre efficacement à toutes ces exigences, il devra avoir les capacités nécessaires pour fusionner les données recueillies en temps réel et ainsi disposer d’une connectivité accrue.

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