L’Italie va se défaire de quelques-uns de ses hélicoptères militaires

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La décision a été prise vers le mois de mai 2015 : l’Italie va se défaire de certains des hélicoptères qui composent sa flotte militaire. Cette procédure devrait permettre de mettre un peu de réserves dans les caisses de l’Etat, qui ne seraient actuellement pas très pleines. Dans la capitale, le ministère de la défense a communiqué son souhait de revendre environ une centaine d’hélicoptères militaires et parapubliques qui, jusqu’alors, étaient assemblés derrière son blason. Ces aéronefs sont certes, loin d’être neufs, mais tous ont pu garder un certain potentiel. Ces appareils pourraient être mis en vente dans les pays en voie de développement ou être démontés pour en extraire les pièces détachées pour d’autres hélicoptères.

L Italie va se defaire de quelques uns de ses helicopteres militaires

Il en a plusieurs sortes : certains sont des hélicoptères d’assaut, d’autres destinés à des opérations de surveillance, sans compter les machines anti-sous-marines et les appareils servant pour les opérations de sauvetage maritime. C’est une partie non négligeable de la flotte qui va donc être destinée à la vente.

 

Des hélicoptères performants

Parmi ces appareils figurent environ huit hélicoptères lourds Agusta-Sikorsky HH-3F Pelican, qui sont des aéronefs spécialement utilisées dans les opérations commandos et des missions de sauvetage ou de recherche. Ce type d’appareil ne s’éloigne pas vraiment du modèle SH-3 Sea King employé pas les américains. D’autre part, il y a les A Agusta A-109 qui servent de liaison et de surveillance, ainsi que les hélicoptères d’assaut ou de transport Agusta-Bell AB-212A et AB-412. Il y a également les appareils utilisés dans la lutte anti-sous-marine et anti-navire, à savoir les Agusta Bell AB-212ASW et Sikorsky SH-3D. En somme, c’est de tout un ensemble d’armes militaires et parapubliques dont le gouvernement italien veut se débarrasser.

 

Des modèles peu récents

Ces machines sont cependant loin d’être des plus récents, ce qui amènerait à un prix de vente plutôt abordable. La plupart de ces appareils seraient même destinés à la vente à la tonne pour servir à la cannibalisation, une méthode utilisée pour le maintien d’état de vol de quelques hélicoptères. L’Italie a déjà effectué des opérations de ce genre il y a quelques années.

L’agence gouvernementale rattachée au ministère italien de la Défense, Agenzia Industrie Difesa (AID), va donc mettre sur le marché de l’occasion plus de cent hélicoptères qui sont jugés en surplus chez les forces armées Aeronautica Militare Italiana (AMI), Marina Militare (MM), et Corpo dei Carabinieri (CC), Esercito Italiano  (EI).
Ces hélicoptères ne sont plus tout jeunes et ont derrière eux un certain nombre d’heures de vol. Ils ont notamment servi pour des opérations extérieures,  ce qui laisse clairement conclure que la plupart va finir par être cannibalisée par les acquéreurs potentiels qui ont déjà un parc de voilure tournante composé de ces modèles proposés par l’AID. Cette agence possède également tout un panel de chenillés M113 d’occasion,  dotés de la tourelle de défense antiaérienne SIDAM, mais qui sont vendus cependant sans leur système d’arme, ce qui est le cas du  quadritube de 25 mm Oerlikon KBA.

 

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