Les drones, appareils de combat du 21ème siècle?

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Les drones seront-ils les appareils de chasse du 21ème siècle ?

Lors de la guerre d’Afghanistan, les Etats Unis ont utilisés leurs premiers drones militaires. Ce sont enfin des engins de guerre qui sont capables de voler sans pilotes embarqués. Mardi dernier, les Etats Unis ont assuré avoir battu l’un des plus importants hommes d’Al_Qaïda, Abou Yahya Al-Libi, lors d’une attaque d’un drone.

En effet, ces appareils ont toujours fait l’objet des interrogations et des critiques à propos de leur fiabilité.

Un drone militaire

 

Un drone militaire

 

 

En effet, les Etats Unis qui ont vu le succès de leurs premiers drones,
ont énormément investi dans cette nouvelle technologie. Ils disposent
actuellement plus de 7 000 appareils, dont une centaine ont la capacité
de tir.

Le secteur armée de l’USA investit près de 2 milliards d’euros chaque
année dans la construction de ces drones avec un peu plus de 1 100
opérateurs se relaient pour les conduire à distance depuis leur
ordinateur. Les pilotes qui opèrent sur ces drones sont situés dans des
bases en Virginie et au Nevada.

Selon des sources proches de l’armée américaine « au départ, il
s’agissait de mener une guerre de l’ombre pour décapiter Al-Qaïda. Les
opérations étaient souvent menées dans un grand secret, mais leurs
sorties sont devenues plus visibles à mesure que leur nombre a
augmenté ».

Par exemple, lors de la guerre en Libye, les Etats-Unis ont utilisé des
drones. On compte aussi des attaques sont également menées de façon
récurrente au Yémen ou en Somalie.

Jean-Pierre Maulny, le directeur adjoint de l’Institut de relations
internationales et stratégiques a assuré que « tout se fait comme dans un
jeu vidéo ». En fait un drone est très rapide et a une capacité de voler
sur des altitudes très basse. Grâce à son caméra, cet appareil peut
être utilisé pour le renseignement.

Un drone de l’US Air Force

 

Un drone de l'US Air Force

 

 

Ce qui est bien avec ces engins, c’est qu’en cas de destruction de l’appareil, il n’y a pas de dégâts humains.

De plus le drone est beaucoup moins cher qu’un avion de chasse
habituelle avec en moyenne 15 millions d’euros, contre près de 100
millions pour un Rafale par exemple.

Cependant ces appareils militaires affichent quelques fragilités,
Patrick Fabiani, de l’Office national d’études et de recherches
aérospatiales a signalé qu’ « ils sont loin du niveau de fiabilité des
autres aéronefs militaires. Avec eux, on a tous les problèmes des
aéronefs classiques, plus d’autres. »

L’un des soucis qui arrive fréquemment est le manque de stabilité, ainsi
que la perte du signal GPS. Un représentant du Pôle Pégase a cité un
exemple : « un des drones de reconnaissance présentés par la Direction
générale de l’armement française lors d’une journée d’information
organisée par le ministère de la Défense n’a pas pu décoller à cause du
vent »

Selon  Jean-Pierre Maulny, les drones ont été construits suite à un
besoin sur le terrain Afghan « mais on ne peut pas multiplier à l’infini
ce type de raisonnement. Le drone n’est pas adapté à tous les conflits.
Surtout lorsque l’adversaire possède une bonne défense anti-aérienne. Si
l’Afghanistan ou la Libye étaient relativement vulnérables, il en va
tout autrement pour un Etat comme la Syrie. Dans ce pays, l’utilisation
des drones serait quasi impossible, en raison de ses capacités de
défense au sol. »

L’un des inconvénients des drones également est le stress à laquelle,
les soldats sont exposé en fait une étude entamée par les psychologues
de l’armée américaine « environ 4% d’entre eux sont même victimes de
stress post-traumatique ».

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