Le J-10 de Chengdu Aircraft Corporation

 
Avions de chasse
C’est dans la flotte de la force aérienne chinoise qu’on peut apercevoir le J-10 qu’on appelle aussi le « Vigorous Dragon ». Sa date de mise en service remonte en 2003 et dans ce service, il est disponible en plusieurs variantes. Il s’agit d’un avion multi-rôle tout-temps qui a été construit par la Chengdu Aircarft Corporation pour cette force.

Le J-10 de Chengdu Aircraft Corporation

Les caractéristiques du J-10

Pour ce qui est du design, la Chengdu Aircraft s’est inspiré du Chengdu J-9 pour la conception du Chengdu J-10. C’est un appareil à voilure delta avec les plans canards. On a en position centrale l’entrée air et il n’y a qu’une dérive, mais elle est complétée par d’épaisses quilles anti-roulis.

Pour ce qui est de sa motorisation, celle qui équipe le J-10 est le AL-31 FN. Il est d’origine russe, mais il est produit sous licence en Chine. C’est un dérivé du AL-31F et  on le retrouve aussi sur les SU-27. Avant 2020, la Chengdu Aircraft Corporation comme les autres structures aéronautiques chinoises n’a pas encore réussi à développer sa propre motorisation, ce qui l’a obligé à se tourner vers la Russie. Toutefois, elle s’y est concentrée et y est parvenu. Les premiers J-10C ont en bloc moteur le WS10B qui est un réacteur chinois.

Si les Chinois n’accordent pas autant d’importance à la motorisation, elle n’en néglige pas le côté armement. Ils développent leur propre gamme d’armements guidés. Pour le J-10 de la Chengdu Aircraft Corporation en particulier, l’appareil peut emporter des armements air-air, air-sol, une nacelle de désignation ou de brouillage électronique et 11 points d’emport pour une masse de 4500 ou 5500 kg. Il a aussi un canon interne de 23 mm. Du côté radar, le J-10 est muni d’un modèle à antenne active et d’une suite de guerre électronique dédiée.

Avec ces caractéristiques, les constructeurs du Lavi ont attaqué la Chengdu Aircraft Corporation en disant que le Chengdu J-10 était une copie. La Chengdu Aircraft Corporation n’a pas déployé autant d’efforts pour démontrer que c’était deux appareils similaires, mais en aucun cas, le J-10 était une copie. Elle a même souligné que le Chengdu J-9 est même antérieur de 11 ans du Lavi. On dit que pour sa construction, le Lavi s’est inspiré du F-16 qui selon certaines sources, était un projet appartenant au bureau d’études de Chengdu.

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Le projet de conception du Chengdu J-10

Si le J-10 n’a été mis à la disposition de l’armée aérienne chinoise qu’en 2003, le projet de sa conception remonte à 1985. A cette époque, il était encore entre les mains de l’industrie de l’armement de la République populaire de Chine. Il a été développé à la demande des forces aériennes de l’Armée Populaire de Libération voulant avoir un chasseur de nouvelle génération. L’industrie de l’armement de la République populaire de Chine est donc partie de la génération précédente, notamment le J-9, en reprenant l’aile delta et les plans canards à l’avant.

En octobre 1986, l’industrie de l’armement de la République populaire de Chine fait approuver son projet auprès de l’APL et du gouvernement chinois. Le programme est alors baptisé « project 8610 » et l’appareil le « J-10 ». C’est le Song Wencong qui dirige le projet et la Chine reçoit en aide internationale un Lockheed F-16 et un réacteur CFM56. L’année suivante, le projet reçoit du constructeur israélien IAI les technologies du IAI Lavi. En 1990, la situation politique de la Chine affecte le développement du J-10. Le constructeur et ses partenaires ne parviennent pas à concevoir la motorisation adaptée au J-10. Malgré ses obstacles, les ingénieurs chinois arrivent à faire une première maquette grandeur nature du J-10 en 1993. Cette maquette se fait très vite démolir, car elle présente de nombreux problèmes techniques. Le projet est remis sur la table et s’offre une nouvelle orientation pour un appareil multirôle. C’est là aussi que les Russes apportent leur part à l’édifice avec le moteur AL-31F.

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Chengdu J10

Vers juin-juillet 1996, le premier prototype « 1001 » du J-10 fait un vol inaugural. Le projet continue sa lancée avec un second prototype vers la fin de l’année 1997, mais celui-ci a rencontré quelques soucis. En mars 1998, un troisième prototype est envoyé dans les airs et elle fut une réussite. L’année 1999, on construits six autres prototypes pour des essais en vol et des essais statiques. Une grande partie de ces prototypes de J-10 était déjà équipé du moteur chinois WS-10.

Si jusque là, on n’avait qu’un appareil monoplace, le constructeur s’est activé pour avoir une version biplace, le J-10S qui a commencé à être développé en 2000. Comme le monoplace était plus ou moins prêts à l’usage, la Chine commande une cinquantaine de J-10 à moteur russe AL-31N en 2001. C’est le 10 mars 2003 que les premiers J-10 de présérie sont livrés à la force aérienne chinoise lors d’une cérémonie pendant laquelle il y a eu un spectacle de démonstration de deux J-10. Il est à préciser que ces J-10 de présérie n’avaient pas de radars.

En décembre 2003, la version biplace du J-10 fait son premier vol d’essai et on en profite aussi pour tester le missile air-air. En début de l’année suivante, le J-10 monoplace a son certificat de vol et le J-10 biplace attend 2005. C’est seulement en 2006 que le J-10 est reconnu officiellement par la Chine. Après un long moment de silence, la J-10C est annoncé officiellement prêt au combat en avril 2018. En novembre de la même année, le J-10B avec un moteur WS-10 à poussée vectorielle est présenté au salon de Zuhai.

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chengdu J-10 de Chengdu Aircraft corporation

Les commandes pour le J-10

Comme la Chine est l’initiateur du projet, c’est une évidence que ses besoins sont plus importants. Ceux-là étaient estimés à près de 500 appareils en 2009. On voit le J-10 ainsi que ses variantes entre autres dans la flotte du Second Régiment de la première division de Chasse, dans celle du cinquième régiment de la seconde division de chasse et dans celle du 26ème régiment de la neuvième division de chasse.

Pour pouvoir rentabiliser le programme, la Chine n’a pas pu s’approprié à elle seule le J-10. Elle a alors fait quelques ventes en Afrique, en Asie Pacifique, au Moyen-Orient et en Amérique du Sud. Elle a également eu beaucoup de commande du Pakistan, de l’Indonséie, de la Thaïlande et de l’Argentine.

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