Adolphe Pégoud : « le voltigeur »

Les pilotes et les aviateurs|

Célestin Adolphe Pégoud est un aviateur Français qui s’est démarqué des autres aviateurs durant les premières années de l’aviation. Son nom est aujourd’hui tombé dans l’oubli et pourtant, c’est à lui que nous devons aujourd’hui le « looping ». Pour les aviateurs, voltigeur il était et « le voltigeur » il restera.

Son enfance

Adolphe Pégoud est né le 13 juin 1889 à Montferrat, en Isère. Il est le troisième enfant d’une famille d’agriculteurs, mais rêveur, ingénieux et intrépide comme il était, il abandonne le travail de la terre à 14 ans pour tenter sa chance à Paris.

Sa carrière dans l’armée

Une fois la majorité atteinte, il s’engage dans l’armée en tant que cavalier au 5ème régiment de chasseurs d’Afrique en Algérie puis au Maroc. Il revient en France en janvier 1909 et est affecté au 12ème régiment de hussards à Gray. En 1910, il rejoint le 3ème régiment d’artillerie coloniale de Toulon et c’est là que sa carrière prit son envol suite à sa rencontre avec le capitaine Louis Carlin, un officier qui a pour passion l’aviation. Les deux mis ont, plus tard, été mutés au camp de Satory et c’est là qu’Adolphe Pégoud eut l’occasion de voler pour la première fois en tant que simple passager à bord d’un monoplan Demoiselle. Ce premier baptême de l’air qui date de 1911 fut pour lui une révélation.

 Adolphe Pegoud

Des études de pilotage

Lorsque son engagement dans l’armée prit fin en janvier 1913, Adolphe Pégoud s’inscrit à des études de pilotage où il obtient un brevet le 1er mars 1913. Louis Blériot l’engage une semaine plus tard en tant que pilote d’essai pour des vols variés et divers.

Naissance de sa passion pour la voltige

Le 19 août 1913, alors qu’il testait un saut en parachute, Adolphe Pégoud a assisté à la descente en arabesque de l’avion qu’il a dû sacrifier pour démontrer la thèse du parachutisme. C’est cette vision qui lui a permis de comprendre qu’un avion pouvait faire d’autres figures et que dans certains cas, ces figures pouvaient sauver la vie aux pilotes. De là est né son intérêt pour la voltige et il ne tarda pas à le prouver.

  • Le 1er septembre 1913, il réalise la toute première « boucle inversée » de l’histoire de l’aviation que l’on appelle aujourd’hui « looping ». Pour ce premier essai, il a volé la tête en bas sur 400 mètres.
  • Le 2 septembre 1913, il réessaie et réussit à le faire sur 700 mètres sous les yeux ébahis de représentants de l’aviation civile et militaire
  • Le 21 septembre 1913, il réalisa une série de figures acrobatiques et termina son show par un looping

C’était pour lui une manière de démontrer au monde entier que voler la tête en bas était totalement faisable et c’est ainsi qu’il est devenu un des plus grands pilotes de son époque avec une popularité sans égale en Europe, en Russie et en Allemagne.

La première guerre mondiale

Peu de temps avant que la guerre n’éclate, Adolphe Pégoud s’apprêtait à faire une tournée aux USA et au Canada quand il fut mobilisé, non pas en tant que cavalier, mais en tant qu’aviateur. Il est affecté à la défense aérienne de Paris et son acharnement finit par payer. Le 18 juillet 1915, il décroche le titre d’« as ».

Décède en 1915

Un mois après avoir obtenu ce prestigieux titre, le 31 août 1915, Adolphe Pégoud est tombé sous les balles d’un Aviatik allemand alors qu’il réalisait un vol de reconnaissance à l’est de Petit-Croix. Il meurt d’une balle en plein cœur.

Adolphe Pégoud, malgré la courte durée de sa vie d’aviateur était l’un des plus grands pilotes de son temps. Outre le titre d’As, il était chevalier de la Légion d’Honneur et récipiendaire de la Croix de guerre.

Tags:

Category: Les pilotes et les aviateurs

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *